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[A LIRE] Service Presse du 19/09
Budget : l'exécutif anticipe un ralentissement des créations d'emplois en 2019. L'exécutif table en effet sur 170.000 créations de postes l'année prochaine (secteurs marchand et non marchand).
En 2018, environ 245.000 emplois devraient être créés, après un millésime 2017 exceptionnel (+ 330.000 postes). Rien d'anormal compte tenu du tassement de la croissance. Après 2,3% en 2017, la progression du PIB devrait s'élever à 1,7 % en 2018 et 2019. C'est un rythme plus en phase avec la vitesse de croisière de l'économie française. Pourtant, les entreprises interrogées par l'Insee indiquent toujours rencontrer des difficultés de recrutement. En juillet dernier, 33 % des entreprises de services, 44 % des industriels et, surtout, 72,5 % des sociétés dans le bâtiment, secteur le plus tendu, disaient éprouver des difficultés à trouver la main-d'œuvre qu'elles cherchent. LES ECHOS page 5.
La suppression des petites taxes, un exercice budgétaire délicat.
Le gouvernement doit annoncer, lors de la présentation du projet de budget pour 2019 lundi prochain, la suppression de petites taxes pesant 200 millions d'euros. Cette mesure devrait faire baisser quelque peu le taux de prélèvement obligatoire, thermomètre de la pression fiscale qui pèse sur les entreprises. Mais ce ne sera pas sans conséquences : ces suppressions devraient avoir un coût pour l'État. Certaines de ces taxes seront en effet remplacées, selon LE FIGARO (page 24), par des dotations publiques. La liste complète de la vingtaine de taxes qui seront supprimées l'année prochaine n'est pas encore connue. Le premier ministre a toutefois déjà annoncé que la taxe s ur les farines (64 millions d'euros) ou encore celle sur les appareils de reproduction ou d'impression (25 millions) y figureraient.
Les entreprises du SBF 120 renouent avec l'actionnariat salarié, révèle l'étude annuelle lancée par le groupe Eres.
Après le record de 2016 (35 opérations), il y en a encore eu 32 l'an dernier (29 par le biais d'augmentation de capital, 3 par le biais de cession d'actions). C'est plus que la moyenne de trente enregistrée depuis 2007. Surtout, celles-ci ont porté sur un montant record : 2,7 milliards d'euros l'an dernier (contre une moyenne de 2 milliards par an depuis 2012). Le montant moyen des opérations frôle les 100 millions d'euros (99,6 millions, un record) contre 79,5 millions en moyenne depuis 2012. Et l'année en cours ne devrait pas modifier la tendance. « 2017 avait déjà été une bonne année et 2018 s'annonce enc ore plus soutenue », reconnaît Olivier de Fontenay, chez Eres. A fin juin, déjà 26 opérations ont été annoncées, contre 19 à la même époque de 2017, soit une hausse de 37 % de hausse. Le montant moyen est aussi en hausse à 101 millions d'euros, soit une moyenne de 6.847 euros par souscripteur (contre 6.087 euros en 2017). LES ECHOS page 30.